Assemblée Générale 2022

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Assemblée Générale 2022 2560 1707 Société Vétérinaire Pratique de France

Rapport moral de l’année 2021

Rapport moral de l’année 2021 par Michel Bernadac, secrétaire général :
Le rapport moral 2021 s’inscrit, cette année encore, dans l’environnement très particulier de la virose, apparue à
Wuhan en novembre 2019, avant de se propager dans le monde, qui a conduit, pour la 3 ème troisième fois (P.
Savary de 1916 à 1919 ; Vétérinaire Général Vivien de 1939 à 1940) dans l’histoire de la Société Vétérinaire
Pratique de France (SVPF) à prolonger, avec leur accord et avec le vôtre bien sûr, les mandats du président et de la
vice-présidente. Petit clin d’œil de l’histoire : le 7 février était dénommé, dans le calendrier républicain, jour de la
pulmonaire aux racines censées guérir les maladies du poumon, dont les effets sur des malades affectés au cours
de cette pandémie n’ont pas été (que j’en sache) communiqués ou n’ont pas été essayés par les herboristes de
tous poils. Le 7 février 1992, est signé par les « douze » de la Communauté Économique Européenne le traité de
Maastricht.
Le bureau, s’affranchissant des dates conventionnelles et s’inscrivant dans la tradition de La Pratique, profite de
ce premier rendez-vous de l’année pour adresser, de vive voix, ses vœux les plus chaleureux notamment de bonne
santé, pour chacune, pour chacun d’entre vous, pour vos proches et pour ceux qui vous sont chers, pour ceux qui
nous soutiennent sans oublier La Pratique elle-même, qui en a encore plus besoin après ces deux années
d’engourdissement imputables au SARS-CoV-2 à la détestable mais évidente plasticité.
Au cours de 2021, le bureau, quelle qu’en soit la configuration (élargie ou pas) n’a jamais pu se réunir et a
communiqué par courrier électronique. L’impact, dont sur les échanges entre tous, comme l’année précédente,
s’en est très largement fait sentir ! Madame Thévenet s’est rendue au siège, lorsqu’elle le pouvait, où les travaux
de rénovation sont toujours en cours, notre local toujours « encombré » et où une fuite inattendue a provoquée
des nouveaux dégâts en sous-sol !
Grâce à la pugnacité de plusieurs, dont de notre Président, les VIII es Rencontres de Santé Publique Vétérinaire du
Val de Grâce ont pu se tenir, hélas sans faire le plein, le 17 novembre 2021, sur les « Risques chimiques dans les
aliments », aussi titre de la conférence introductive de Madame le Professeur Valérie Camel. Marie-Hélène Ropers
et Isabelle Oswald de l’INRAE ont traité respectivement des « Nanomatériaux » et des « Mycotoxines », Amélie
Crépet ainsi que Nawel Bemrah et Frédérique Audiat-Perrin de l’ANSES respectivement de « L’évaluation du risque
lié à des mélanges de substances chimiques » et de « Sécurité sanitaire des aliments : proposition d’outils
permettant d’optimiser les plans de surveillance et plans de contrôle des contaminants chimiques (CIMAP2) et
de hiérarchiser les dangers chimiques et biologiques (CIMAP3) ». Matthieu Chabbert (de Pure Laboratoire du
Groupe CARSO) a évoqué la « Conformité des matériaux au contact des denrées alimentaires (MCDA) » et
Isabelle Séverin (Agro Sup Dijon) « La problématique des NIAS (non intentionnally added substances) dans les
emballages au contact des denrées alimentaires ». Mme Léonie Varobieff a animé, avec les intervenants, la table
ronde sur « évolutions et perspectives dans la maîtrise des risques chimiques liés aux aliments : exposome (à
savoir la totalité des expositions à des facteurs environnementaux, non génétiques, que subit l’organisme
humain qui complète l'effet du génome), évaluation, nouvelles substances, mélanges, importations,
réglementation, expertise et analyses de contrôle ». Les échos parvenus en ont été favorables.
Madame Thévenet, la mémoire de notre société à laquelle elle s’est dévouée sans compter depuis 1999, ayant
exprimé le désir de prendre une retraite définitive bien méritée, le bureau s’est enquis de trouver quelqu’un de
confiance pour lui succéder dans ce poste qui requiert rigueur, disponibilité, loyauté, empathie et tact. Madame
Isabelle Évrard a accepté de tenter l‘aventure à compter du 1er janvier 2022. Nous lui souhaitons la bienvenue.
Le bureau remercie ceux qui, sans ambages, lui ont adressé leurs critiques (dont de parisianisme). Il a bien
conscience que les pistes qui ont été proposées, tentées, ajournées, récusées et/ou non mises en œuvre (telles :
rapprochement avec le Réseau de Santé Publique Vétérinaire, adossement à des associations en pleine possession
de moyens ou à l’Académie Vétérinaire de France ou à l’École Nationale des Services Vétérinaires, séances
décentralisées, contact avec Vétofocus, initialisation et/ou sponsorisation de travaux d’étudiants dont ceux, mais
pas exclusivement, promouvant la "santé publique vétérinaire" et susceptibles de nourrir les Rencontres du Val de
Grâce) n’ont ni induit «l'engouement des foules» (comme l’écrit un de nos anciens présidents) ni amélioré la
situation. La Pratique est-elle paralysée par trop d’égard vis-à-vis d’une dame de 143 ans qu’il faut pourtant

adapter aux attentes contemporaines ? Est-elle frappée d’immobilisme, d’atermoiement, de refus devant
l’obstacle, d’attente d’une équipe de choc ou simplement de procrastination en attendant l’inéluctable ? Se limite-
t-elle à protéger le « trésor de guerre » légué par les prédécesseurs ?
Le bureau a parfaitement conscience qu’un traitement de choc s’impose, que notre Société ne peut pas faire
l’économie d’une réflexion collective à l’issue de laquelle il devra mettre en œuvre la décision qui aura être prise et
validée en assemblée générale. En ce qui concerne le site, il regrette que la collaboration avec Ghislain Ravaux
n’ait pas prospéré, non plus d’ailleurs que la spécification des objectifs a lui assigner à l’issue là aussi d’une
concertation en s’appuyant sur des suggestions antérieures (« que le site soit un moyen d’informations,
d’initiatives, d’échanges, de partage voire de complicité entre ses membres », « que la prise en charge de chaque
rubrique par un volontaire responsable permette une mise à jour régulière, rigoureuse, de qualité scientifique
incontestable », « qu’il soit utilisé comme succédané au bulletin, en l’absence de séances si une présentation, une
information, une annonce, …méritent d’être diffusées »).
Certes, le bilan 2021 est plus que modeste alors que la tâche est si grande. Néanmoins, le bureau le présente à
votre vote en réaffirmant que cet important chantier ne pourra être conduit qu’avec l’active participation d’un
maximum d’entre vous pour rédiger une ordonnance adaptée aux maux dont souffre La Pratique, puis pour la
mettre en œuvre.
En accord avec plusieurs, Philippe Ulmer tient à dire que la séance du 17 novembre 2021 était de « haut vol » !
Michel Bernadac fait état du désistement de dernière minute de plusieurs personnes qui s’étaient inscrites.