Tel: +33 (0)6. 72. 71. 58. 88. | Mail: contact@svpf.fr


Recherche avancée

Les structures d’audit-conseil en hygiène des aliments : interface avec la profession vétérinaire

Noël Chomel (Echange Formation)

Noël Chomel présente les deux sociétés, spécialisées dans les Métiers de la formation et du conseil, implantées dans la Loire à Saint-Chamond, qui interviennent dans toute la France et qui,

- pour Échange Formation, propose une réponse adaptée aux besoins des entreprise Agroalimentaires pour l’amélioration de l’hygiène, la mise en place et le contrôle de leur système Qualité, la préparation à la certification, la communication... de la Qualité au service des clients !

- pour Réactiv pour développer au sein des établissements sanitaires et sociaux : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, Centre Hospitalier, crèche, Centre d’Aide par le Travail… les compétences de leurs personnels en sécurité sanitaire des aliments, en techniques culinaires, en santé, en hygiène, en communication, entre autres.

Il insiste sur le « sur-mesure » adopté afin de répondre à tout type d’entreprise, sur le fait que nombre de leurs intervenants sont le plus souvent des anciens professionnels (par exemple des cuisiniers,…). Ils sont tous des formateurs permanents.

Il rappelle que, comme tout intervenant dans le conseil en hygiène des aliments, les maîtres mots sont « Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement », « Plan de Maîtrise Sanitaire » sans omettre le volet « Sécurité au Travail ».

5000 personnes sont formées chaque année, essentiellement en entreprise. 

Raisons des interventions

Noël Chomel indique les raisons majeures pour lesquelles ces sociétés interviennent dans les entreprises à savoir

- parce qu’elles ont des problèmes ;

- à la demande de celles plus « proactives » qui souhaitent se faire aider afin de progresser ;

- à la demande parfois des Inspecteurs de Santé Publique Vétérinaires (ISPV) pour apporter de l’aide et du conseil à certains établissements. 

Relations avec les services vétérinaires

Noël Chomel insiste sur le fait que ces sociétés ont inévitablement des contacts avec les ISPV (pour les agréments, …), que, d’une région à l’autre les exigences ne sont pas les mêmes (différence de culture…), qu’il leur échoit de les « traduire » en termes compréhensibles par tous les personnels.

Ces sociétés doivent faire comprendre aux professionnels la nécessité de s’adapter afin de produire le mieux possible.

Lorsqu’elles font des audits, quel qu’en soit le lieu (entreprises, abattoirs,…), elles font exactement la même chose que les ISPV mais avec leurs propres grilles. Le rapport des ISPV servent de base à l’intervention du formateur. A chacune des visites, les comptes rendus de visites sont adressés aux donneurs d’ordre avec, le plus souvent, des objectifs à atteindre.

Ces sociétés, systématiquement en cas de problèmes, contactent le vétérinaire. 

Impacts des interventions

Noël Chomel considère, qu’en principe, les gens, en se formant, s’améliorent et souligne que peu d’établissements ferment.

Il rencontre souvent des grosses entreprises très affutées qui ont beaucoup d’audits dans une année. 

Avenir dans ces activités

Noël Chomel fait le constat que très peu de vétérinaires sont présents dans ces organismes de formation : une vingtaine pour toute la France. Il cite le seul exemple qu’il connaisse d’un cabinet du Sud-Ouest maintenant vendu où n’œuvraient que des vétérinaires.

Il fait état de ce que les Consultants juniors gagnent de 2000 à 2500 euros nets, de ce que les rémunérations évoluent en fonction des carrières et des compétences. 

Questions 

Olivier Faugère : défaut d’intérêt pour les pratiques rurales et pour les métiers du conseil du fait que la « voie royale » pour les étudiants dans les écoles est la clinique avec animaux de compagnie. Dans les déserts vétérinaires ruraux, il faut prendre en compte la densité des élevages. Il faudrait que les vétérinaires dans ces secteurs s’investissent dans l’activité de conseil (pour compléter leur part de chiffre d’affaires).

Noël Chomel : Il faudrait que, dans les cursus des vétérinaires, soient abordés les enjeux de la communication. Il importe de souligner l’importance majeure dans le travail de consultant.

SD : il faut faire une réflexion en termes de filières (d’appellations) pour développer une logique de conseil : c’est là à ce niveau-là que les vétérinaires peuvent intervenir.

OF : pour aller dans ce sens, rappelle l’exemple du Saint-Nectaire où un vétérinaire s’est impliqué dans la filière.

Alain Gonthier : l’étudiant doit d’abord faire le deuil de la clinique avant de pouvoir faire autre chose.

Hervé Sevestre : défaut d’information sur les possibilités de débouchés dans les écoles vétérinaires.

OF : dans les écoles, on parle de « One Health », sorte de faux nez : médecine vétérinaire est dirigée de plus en plus vers l’animal lui-même, alors que la médecine vétérinaire a été créée … pour l’homme.

SD : changement de statut de l’animal. L’animal devient une personne du foyer. C’est une vraie transformation de la société. Il faut promouvoir une approche mixte dans l’enseignement vétérinaire : voir la rural et ce qu’il y a autour (contacts des éleveurs, aspects éco).

NC : Pour le métier de consultants, il importe de savoir communiquer, d’avoir une grosse capacité de travail (12 à 14h par jour), être capable d’affronter la grosse pression des clients. Il faut l’envisager comme une activité qu’on fait à un moment de sa carrière. 


Restez informé...

Entrez votre e-mail :

News Letter

Pour se désinscrire : Cliquez ici