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Santé publique et vétérinaire des armées

Santé publique vétérinaire : Tous concernés ! Les métiers d’aujourd’hui et de demain 3e partie

Présentation générale
La troisième séance de la SVPF du 6 octobre 2015 s’est tenue, en partenariat avec l’École Nationale des Services Vétérinaires (ENSV), dans l’amphithéâtre d’honneur de VetAgro Sup à Marcy-l’Étoile avec une Visio transmission à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) à Maisons-Alfort. Après des mots de bienvenue, le directeur de l’ENSV, Olivier Faugère, présente l’ENSV, ses missions, le profil de ses élèves. Le président de la SVPF, Jean-Lou Marié, souligne que c’est la première fois que La Pratique décentralise une séance en province, s’en félicite, fait une courte présentation de La Pratique, de son histoire, de son recentrage, en 2010, sur la Santé Publique Vétérinaire, dans un esprit scientifique et pragmatique à l’origine, pour partie, de la création de la Société et introduit le séminaire.

Daniel Chal présente les missions des vétérinaires militaires dans le domaine de la Santé Publique Vétérinaire, celles des structures vétérinaires des armées. Il procède à un bref rappel en soulignant que les vétérinaires militaires étaient initialement rattachés à la cavalerie puis à l’armée de terre avant d’être intégrés au Service de Santé des Armées (SSA). Puis, comme pour les ISPV, les missions des vétérinaires militaires ont évolué avec notamment la prise en charge du contrôle des denrées consommées et même le contrôle de la qualité des Eaux Destinées à la Consommation Humaine (EDCH).

Beaucoup de vétérinaires militaires participent aux activités de groupes de travail.

Quelques vétérinaires militaires occupent des postes de chercheur, directeur, conseiller.

Quelles sont les missions de vétérinaires militaires ?

- les missions régaliennes de contrôles officiels (SSA, contrôle sanitaire des EDCH, protection et bientraitance animale, police sanitaire, prophylaxie),

- les activités de soutien aux forces, aux commandements et aux services : médecine vétérinaire sur les effectifs animaux appartenant à l’armée ou gendarmerie national et missions d’expertise et de formation dans tous les domaines d’activités évoqués plus haut et en matière de maitrise de l’environnement biologique.

Les vétérinaires militaires participent à l’enjeu majeur des armées : le maintien de la capacité opérationnelle des forces. Ils interviennent, par exemple, dans la conception sur place d’un lieu de restauration dans des contextes dégradés, à la formation de personnels (militaires ou non), à l’agrément sanitaire (sous forme d’une évaluation de fournisseurs de proximité).

Le conférencier insiste sur le contexte parfois très particulier de travail sur des petites îles avec présence militaire, sur son rôle d’expert sur la création et la protection des sites de captages, sur la mise en œuvre du laboratoire d’analyses sur place.

Responsable du volet Santé Publique, le vétérinaire militaire doit fournir l’expertise et les conseils sur l’hygiène en campagne, assurer la gestion des animaux errants, la lutte contre les animaux errants et les nuisibles. Il participe à la conception du Plan de Maitrise sanitaire opérationnel là où des missions sont prévues (informations des personnels, mise en place d’autocontrôles et de traçabilité systématique), en intégrant, bien sûr, les risques particuliers éventuels au retour des militaires et des matériels en métropole.

Il fait état du problème des mascottes et des animaux adoptés (avec parfois de véritables meutes de chiens) dont il faut prendre en compte l’aspect sanitaire sans négliger le facteur de bien-être moral des militaires isolés. Il donne l’exemple des camps de réfugiés avec quelques militaires en insistant sur la nécessité de protéger d’abord les militaires pour qu’ils remplissent avant tout leur mission auprès des populations.

Le vétérinaire militaire, par sa position « charnière », assure les relations avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt, le Ministère de la santé, Ministère de la Défense, SDIS, etc. Le conférencier fait état de ce que les vétérinaires militaires sont peu nombreux, même s’il existe une réserve mieux fournie. Il reconnait que le sanitaire passe parfois après les missions purement militaires lors de situations de conflit particulièrement actives.

Il rappelle que les vétérinaires militaires ont aussi assuré des missions auprès des civils, dont de vétérinaire inspecteur temporaire en Grande Bretagne lors de l’épizootie de fièvre aphteuse en 2001. 

En réponse à une question, le Vétérinaire Chef des Services Ulmer, en visioconférence depuis Alfort, indique que les étudiants ENSV et les ISPV peuvent venir travailler au sein du SSA comme réserviste et, qu’à l’inverse, un vétérinaire militaire travaille dans un laboratoire de l’ANSES. 

 

Discussion finale 

Pascal Boireau fait état de la réduction de la présence des vétérinaires dans les laboratoires de recherche et insiste sur la difficulté de recruter des vétérinaires dans ces structures. C’est un vrai problème.

Olivier Faugère : avant les vétérinaires étaient des médecins de l’animal de production tournés vers la rentabilité et la productivité de l’élevage, aujourd’hui les vétérinaires sont des médecins de l’animal domestique de compagnie. Il y a eu une transformation en une génération dans les rapports aux animaux et dans les valeurs partagées.

Philippe Fritsch : La valeur partagée demeure autour de l’intérêt pour la pratique médicale et chirurgicale et pour la structuration libérale.


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